harcèlement sexuel : La fédération Camerounaise de Karaté et ses histoires de fesses

Ce n’est plus un secret pour personne aujourd’hui ! Lorsque les masques tombent, on assiste à un séisme incontournable. Depuis quelques jours en effet, un groupuscule de filles toutes athlètes dans la Fédération de Karaté au Cameroun, ont décidé de lever le poing et dénoncer les abus tant physiques que psychologiques dont elles sont victimes depuis déjà plusieurs années pour la plupart.

En réalité, c’est sur la toile que les jeunes victimes ont décidé d’exposer et de mettre à nu leurs bourreaux qui sont tous pour la majorité des hauts responsables au sein de ladite Fédération. Pour ce faire, nous avons recueilli pour vous, quelques témoignages et déclarations extrêmement poignants:

OGANDOA SIOMA Stella
« Au lendemain de la ligue professionnelle de Karaté tenue au Maroc en 2016, le Président de la
Fédération Camerounaise de Karaté Maitre Emmanuel Wakam m’a appelé, au téléphone, au
retour de la délégation du Cameroun. Il m’a invité à le retrouver à l’hôtel des députés où il logeait.
Il a précisé que je devais venir directement à la chambre 10 qu’il occupait. Ce qui m’a beaucoup
étonné car il pouvait bien me recevoir au restaurant à la salle de réception ou au hall de l’hôtel.
Qu’à cela ne tienne, Je m’y suis rendu. Quand j’ai frappé à la porte de sa chambre, il m’a
demandé d’entrer. Il n’était vêtu que d’un caleçon. Je me suis assise sur une chaise mais il m’a
demandé de m’asseoir plutôt à côté de lui. J’étais très gênée. Il s’est mis à me faire des promesses
notamment de faire de moi une grande championne et surtout de m’amener au championnat du
monde de karaté.
J’ai dû inventer une histoire pour m’en aller. J’ai dit que j’avais rendez-vous avec ma grande sœur.
Il m’a remis une somme de 10000 Francs en me demandant de l’appeler pour un nouveau
rendez-vous quand j’aurai fini avec ma grande sœur.
Constatant que je n’avais répondu à ses attentes, les représailles ont commencé. Par exemple en
2017 je suis championne d’Afrique. J’obtiens une bourse d’études pour la France. Ladite bourse
finira par disparaitre. En sus de cela le président de la Fédération écrira à la veille d’une
compétition de la SKI qui devait se tenir en Allemagne au Secrétaire d’Etat à la Défense pour demander ma révocation de la gendarmerie au motif que j’ai décidé de quitter le territoire national
sans autorisation pour me réfugier en Allemagne.
La médaille de chevalier de l’ordre de la valeur que je devais recevoir après mon titre de
championne d’Afrique je ne l’ai pas obtenu. Mon nom aurait été oublié par le ministère des
sports. Je crois que c’est entre autres des représailles dues à mon refus de me plier aux avances du
président ».
Ces propos traduisent une situation d’outrage privée à la pudeur et de harcèlement sexuel.

Face aux différentes accusations relatives à de multiples violences sexuelles sur des jeunes femmes pratiquant le karaté, le président de la fédération camerounaise de ce sport a décidé de briser le silence et de situer les faits.

Karaté Emmanuel Wakam s’explique

Dans une vidéo en effet, Monsieur Wakam a nié en bloc toutes les accusations et se dit serein. En fait il dit n’être au courant d’aucun acte sexuel entre les membre, ou d’une quelconque accusation. Si ces faits sont réels, dit-il, il n’en a pas connaissance.

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